La Danse de la Lance

Sans titre-22015 – Projet réalisé seul

Roman de fantasy. Dans cette histoire ni dragons,  ni orques ou bêtises de ce genre. L’univers est fictif, l’histoire, les personnages et les lieux sont inventés, mais tout reste réaliste et inspiré de notre monde. Personne n’a de destinée unique accordée par telle ou telle déesse, personne ne peut compter sur l’aide de créatures magiques. On ne suit pas le destin d’un prince, d’un chevalier ou d’un héros bien né mais celui de prisonniers embarqués dans une guerre auquel ils ne peuvent rien changer.

 

Voici comment débute le premier chapitre. Vous vous doutez bien qu’il n’y a pas grand chose sur les tenants de l’histoire et les personnages (no spoil !), mais il vous donnera un petit aperçu.

Les Filles du Vent. C’est comme ça qu’on appelait les prostituées de Port-Vent. Dans ce port de la côté Ouest, la terre refusait de laisser pousser la moindre culture. Les blés, d’aussi bonne provenance soient-ils, ne sortaient jamais du sol. Pas étonnant qu’agriculteurs et éleveurs aient quitté les lieux depuis longtemps. C’était pourtant l’endroit le plus riche de Herre-Sud, l’économie s’y développait de plus en plus chaque jour. Guildes de marchands, tavernes, barbiers… Les rues et les docks toujours en action faisait vite oublier qu’il ne s’agissait à la base que d’un simple village. Bien que modeste par rapport à l’incontournable Or-Truites, Port-Vent jouissait de pêcheurs talentueux et d’une mer riche en ressources. Tout, la finance comme les infrastructures, était basé sur la pêche. Sur la pêche et les bordels. Pas d’hospice ni d’école mais des bordels par dizaines. Réputés pour la plupart. Des établissements tels que La Matrone ou Les Cuisses d’Éléonore ne désemplissaient pas.

Herre-Sud était un ancien duché militaire. Il fut un temps où le courage de ses soldats n’était plus à prouver, où l’on entendait dire partout que Herre-Sud dominerait le continent. Mais ce temps avait prit fin en même temps que l’age de clans. Depuis l’unification du royaume sous la bannière de la dynastie Tellier, il y avait deux cent vingt quatre ans de cela, les hommes posèrent les armes. L’ours, symbole de Herre-Terre, se dessinait maintenant sur chaque écusson. Le blason de Herre-Sud montrait la bête en blanc sur un damier rouge et bleu. Un emblème qu’on ne voyait pas souvent, les pigments requis pour obtenir des teintes vives étaient très coûteux. Les petites gens se plaisaient à qualifier le duché de terre sans drapeau. Herre-Sud n’était plus que l’ombre d’elle-même. C’était un endroit pauvre, délabré, datant d’un autre temps. Et malgré ça, Port-Vent attirait de plus en plus de visiteurs chaque jour.

Parmi les maisons de plaisir et les cahutes de pêcheur, il y avait une petite prison. Une tour servant à loger les marins avinés qui chercheraient à profiter gratuitement des Filles du Vent. Les hommes échauffés ou violents ne manquaient pas dans les geôles, mais on y trouvait aussi de nombreuses femmes. A dire vrai, il y avait un peu de tout. Voleuses et mendiants, traîtresses et criminels, les conditions pour être admis n’étaient pas spécialement exigeantes. C‘était justement ça le problème. La prison était pleine à craquer. Relâcher les condamnés sous motif du simple manque de place n’était pas vraiment envisageable. Quelques habitants aux principes douteux firent violemment savoir leur opinion à ce sujet, ils exigèrent une condamnation à mort du surplus de prisonniers. Personne ne leur accorda une once de crédit et le duc de Herre-Sud ne voulait pas d’un jugement arbitraire digne des civilisations primitives. Il restait malgré tout sensible à la souffrance de son peuple et accepta finalement, moyennant rétribution, de déléguer le sort des détenus au duc de Herre-Nord. Ce dernier se nommait Fernand Longbois. Il dirigeait sévèrement son duché mais c’était un homme équitable et réaliste. De nombreuses chansons glorifiaient à raison sa bravoure et sa noblesse de cœur. On le disait chanceux, bien que la famille Tellier qui avait obtenu la souveraineté aux dés restait ce qu’on faisait de mieux sur ce domaine. Fernand semblait s’intéresser de près aux prisonniers de Port-Vent, il les acheta contre un tribut de trois milles Herrons de cuivre. Il décida de les transférer dans les grandes geôles de Sourceterre, la capitale de Herre-Nord.” 

Sans titre-12Carte format livre-01

Espace texteUn petit trailer qui va bien :

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